Si dans cette période où les mots clés sont CRISE, KRACH, PERTE, RECESSION, etc. et où la fraîcheur et la grisaille automnales commencent à guetter, vous sentez le besoin de vous réfugier dans des univers plus doux, je vous recommande quelques lectures salvatrices !
Au hasard de mes pérégrinations littéraires commençons par « Histoire d’une mouette et du chat qui lui apprit à voler » de Luis Sepulveda. Un vrai bijou ! Qui se lit vite et laisse un sentiment de bien être, l’envie d’être gentil et de faire du bien !
Le couple improbable : le chat « grand noir et gros » que la « chaleur de l’émotion transformait en un chat violet » et une mouette, est notre guide dans cet univers sage et bienfaisant. Dans un enchaînement inattendu des évènements il sera question d’amitié, de la maternité, de l’apprentissage, de la création, des aventures, de la lâcheté, du courage, de solidarité… La pollution qui « Si ça continue comme ça […] occupera tout le tome 16, lettre P de l’encyclopédie » est un acteur important de ce conte original, lui donnant un aspect écologique, militant, mais toujours doux.
Ce livre est à mettre entre toutes les mains, de 8 à 118 ans ! Et peut être aussi un bon catalyseur pour attirer nos pré-ados boudeurs vers les livres ?
A bientôt pour d’autres idées de lecture, et peut êtres d’autres œuvres de ce chilien qui écrit des histoires magnifiques. Il faut bien trouver un moyen pour chasser cette morosité (très) menaçante !
Si vous avez des suggestions, n’hésitez pas à laisser vos commentaires et à proposer d’autres livres.
Quel est votre vœu favori ? Le mien : « Ais la santé, la forme et la bonne humeur ! ». Je dédie donc ce blogzine à la recherche concrète de cet idéal hédoniste. Credo possible : « Fais tout pour être bien et profiter pleinement de la vie ». Pour la partie santé/forme, où il sera question de prévention, alimentation, forme physique... je suis l'actualité scientifique et médicale. Mais où puiser la bonne humeur ? Faisons confiance aux livres, films et autres petits riens… A bientôt !
1 octobre 2008
4 septembre 2008
Mobilisation générale contre le cancer au congrès mondial de l'UICC
Du 27 au 31 août Genève a accueilli le Congrès mondial sur le cancer organisé par l’Union Internationale Contre le Cancer (UICC). Cet évènement majeur a réuni 2 500 spécialistes de 120 pays. Il a aussi mobilisé des politiques, avec deux chefs d’état présents à la cérémonie d’ouverture.
La prévention et les causes des cancers étaient au cœur du congrès. Il était beaucoup question de la prévention du tabagisme, un fort cancérigène responsable de 25 % des cas de cancers. En France, par exemple, on estime à environ 35 000 les décès annuels par des cancers dus au tabac. Les spécialistes ont aussi rappelé des conclusions de la Fonds Mondial pour la Recherche contre le Cancer (WCRF) sur l’effet bénéfique sur la santé d’une l’alimentation équilibrée, riche en végétaux et pauvre en calories, comme de l’activité physique quotidienne. Des études montrant un impact de l’alcool plus néfaste que supposé jusqu’à présent ont été évoquées, notamment car - mauvaise surprise supplémentaire - elles montrent que l’alcool augmente non seulement le risque des cancers des voies digestives, mais aussi celui du cancer du sein. La prévention du cancer du col de l’utérus par le dépistage et par la vaccination a aussi été longuement débattue.
Aujourd’hui on connaît le bénéfice des examens préventifs qui peuvent détecter tôt - et donc permettre de traiter tôt ! - certains cancers. Les améliorations et les affinements de ces techniques de dépistage ont été discutés au congrès. Mais l’UICC et les scientifiques souhaitaient aller plus loin dans le prévention ! Ainsi, ils ont présenté au congrès une étude menée dans 29 pays visant à identifier nos croyances et comportements favorisant l’apparition des cancers. Ses conclusions montrent que les gens ont tendance à surestimer l’effet cancérigène des agents extérieurs, telle la pollution, pourtant responsable de 0,5 à 5 % des cancers selon les méthodes de calcul, tout en sous-estimant les facteurs sur lesquels ils peuvent pourtant agir, comme l’alimentation, l’alcoolisme, le tabagisme, causant ensemble plus de 50% de tous les cancers ! Les populations des pays aux revenus bas ont aussi une mauvaise opinion de la curabilité des cancers. Cette conviction les mène à retarder les consultations en cas de symptômes suspects, rendant leur maladie effectivement plus difficile à soigner. Cette étude nous fournit désormais des pistes concrètes pour agir et désamorcer ces freins qui mettent en péril notre santé.
Bien entendu, les comportements individuels sont très importants, mais une action concertée à un niveau supérieur est indispensable ! L’UICC a donc fait culminer le congrès en un Sommet mondial contre le cancer. Présidé par Madame Mary Robinson, l’ancienne présidente de l’Irlande et commissaire des Nations Unies pour les droits de l’homme, ce Sommet a permis aux 63 hauts représentants politiques et experts de discuter des défis que pose le problème du cancer, notamment dans les pays en développement. La Déclaration Mondiale sur le Cancer publiée à son issue recense 11 objectifs à atteindre en l’an 2020 afin de freiner l’épidémie mondiale du cancer. Au-delà d’être un geste politique, la Déclaration se veut surtout un outil pratique pour les pays les plus concernés.
« C’est une question de droits de l’homme, et plus que tout, une question de dignité humaine. L’adoption des la Déclaration Mondiale sur le Cancer est un nouveau pas dans un vrai engagement - une vision - sur comment s’attaquer à cette énorme cause de santé mondiale » a déclaré Madame Robinson. Quand on sait que le cancer emporte aujourd’hui presque 8 millions de personnes dans le monde chaque année et que ce chiffre est susceptible de passer à presque 12 millions par an en 2030, on comprend qu’il est plus qu’urgent d’agir !
Dans les semaines à venir, ce blog reviendra sur certains des thèmes abordés lors de ce congrès. A bientôt pour plus d’infos sur la prévention du cancer !
La prévention et les causes des cancers étaient au cœur du congrès. Il était beaucoup question de la prévention du tabagisme, un fort cancérigène responsable de 25 % des cas de cancers. En France, par exemple, on estime à environ 35 000 les décès annuels par des cancers dus au tabac. Les spécialistes ont aussi rappelé des conclusions de la Fonds Mondial pour la Recherche contre le Cancer (WCRF) sur l’effet bénéfique sur la santé d’une l’alimentation équilibrée, riche en végétaux et pauvre en calories, comme de l’activité physique quotidienne. Des études montrant un impact de l’alcool plus néfaste que supposé jusqu’à présent ont été évoquées, notamment car - mauvaise surprise supplémentaire - elles montrent que l’alcool augmente non seulement le risque des cancers des voies digestives, mais aussi celui du cancer du sein. La prévention du cancer du col de l’utérus par le dépistage et par la vaccination a aussi été longuement débattue.
Aujourd’hui on connaît le bénéfice des examens préventifs qui peuvent détecter tôt - et donc permettre de traiter tôt ! - certains cancers. Les améliorations et les affinements de ces techniques de dépistage ont été discutés au congrès. Mais l’UICC et les scientifiques souhaitaient aller plus loin dans le prévention ! Ainsi, ils ont présenté au congrès une étude menée dans 29 pays visant à identifier nos croyances et comportements favorisant l’apparition des cancers. Ses conclusions montrent que les gens ont tendance à surestimer l’effet cancérigène des agents extérieurs, telle la pollution, pourtant responsable de 0,5 à 5 % des cancers selon les méthodes de calcul, tout en sous-estimant les facteurs sur lesquels ils peuvent pourtant agir, comme l’alimentation, l’alcoolisme, le tabagisme, causant ensemble plus de 50% de tous les cancers ! Les populations des pays aux revenus bas ont aussi une mauvaise opinion de la curabilité des cancers. Cette conviction les mène à retarder les consultations en cas de symptômes suspects, rendant leur maladie effectivement plus difficile à soigner. Cette étude nous fournit désormais des pistes concrètes pour agir et désamorcer ces freins qui mettent en péril notre santé.
Bien entendu, les comportements individuels sont très importants, mais une action concertée à un niveau supérieur est indispensable ! L’UICC a donc fait culminer le congrès en un Sommet mondial contre le cancer. Présidé par Madame Mary Robinson, l’ancienne présidente de l’Irlande et commissaire des Nations Unies pour les droits de l’homme, ce Sommet a permis aux 63 hauts représentants politiques et experts de discuter des défis que pose le problème du cancer, notamment dans les pays en développement. La Déclaration Mondiale sur le Cancer publiée à son issue recense 11 objectifs à atteindre en l’an 2020 afin de freiner l’épidémie mondiale du cancer. Au-delà d’être un geste politique, la Déclaration se veut surtout un outil pratique pour les pays les plus concernés.
« C’est une question de droits de l’homme, et plus que tout, une question de dignité humaine. L’adoption des la Déclaration Mondiale sur le Cancer est un nouveau pas dans un vrai engagement - une vision - sur comment s’attaquer à cette énorme cause de santé mondiale » a déclaré Madame Robinson. Quand on sait que le cancer emporte aujourd’hui presque 8 millions de personnes dans le monde chaque année et que ce chiffre est susceptible de passer à presque 12 millions par an en 2030, on comprend qu’il est plus qu’urgent d’agir !
Dans les semaines à venir, ce blog reviendra sur certains des thèmes abordés lors de ce congrès. A bientôt pour plus d’infos sur la prévention du cancer !
18 juin 2008
Trois petits riens pour garder la bonne humeur
Par ce temps changeant et pas franchement de saison, comment garder la bonne humeur ? Voici trois petits rien, volontairement glissables dans toutes les journées et toutes les maisons !
- Commencez la journée par aérer votre maison, appartement ou autre chambre. En nous revigorant, l’air neuf rafraîchira nos idées et nous mettra d’attaque pour une nouvelle journée!
- Ecoutez la musique. Et lorsque par chance votre tube préféré vient à passer, poussez le volume à fond ! Le temps d’une chanson, ça devrait être supportable pour les voisins et ça fait un bien fou. A user sans gêne en voiture ! Remède à utiliser avec parcimonie pour pas que le bien de l’esprit fasse le mal de l’ouie !
- Marchez dès que vous le pouvez. Un pied devant l’autre, avalez les mètres et les mètres de goudron ou de sentiers si vous avez la chance d’en avoir près de chez vous. Laissez l’automatisme de la marche s’installer. Sans que vous le vouliez spécialement, votre tête partira à son tour où bon lui semble. En fin de course, il y aura probablement peu de lien entre le chemin qu’aura parcouru votre corps et celui qu’aurait effectué votre esprit ! Mais à croire l’expérience des grands marcheurs comme David Le Breton, Bernard Ollivier ou encore Théodore Monod, c’est en laissant les jambes nous porter que nos pensées vagabondent sur les chemins des plus belles découvertes, trouvent des solutions aux questions compliquées et des issues insoupçonnées à des problèmes épineux. A croire que l’abus de la marche soit bon pour la santé ! ;-)
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3 juin 2008
La consolante : Gavalda nous entraine dans une spirale vertueuse, vers la lumière et l’espoir
Charles Balanda, architecte parisien de renom, brillant et cynique quadragénaire, vit une existence d’enlisement dans le travail et des obligations familiales. Le décor initial est sombre, l’homme – et pourtant ce n’est pas facile ! - encore plus. L’annonce de la mort d’une personne qui a beaucoup compté dans sa jeunesse précipitera la chute de cette forteresse fragile dans laquelle il s’est refugié. Alors, il manquera de se perdre dans ses souvenirs d’avant, dans ses pensées sombres du présent, dans son travail… En essayant d’affronter ce passé il trouvera une voie inespérée qui le mènera vers une nouvelle vie, lumineuse et joyeuse.
Ainsi, en jouant une consolante, une de ces parties dont on n’attend rien, notre héros retrouve l’espoir duquel naîtra à son tour une vie meilleure. Et nous, on suit ! Après avoir failli nous engluer dans ce démarrage dense en inertie, en résignation, en situations tristes et sentiments négatifs, Gavalda fait tirer à Ballanda la carte de la chance ! Par la même, elle nous donne l’espoir d’un destin analogue. Puis en peignant ce nouveau décor avec des couleurs vives, le baignant dans des éclats de rire (dont beaucoup enfantins) et le nourrissant des sentiments plus francs et plus seins, elle nous procure un sentiment de bien être, nous donne envie de surnager et de nous battre pour une issue heureuse à nos propres vies.
Je recommande sans hésitation ! N’ayez pas peur de ses 600 et quelques pages. Ni de son démarrage lent. Ni de son style d’écriture particulier. « La consolante » est un beau livre, car il dépeint (aussi) du beau dans des gens et dans leurs relations. Positif, car il suggère que toute vie puisse être redessinée si l’on s’en donne les moyens. De quoi passer un (long) bon moment ! ;-)
Ainsi, en jouant une consolante, une de ces parties dont on n’attend rien, notre héros retrouve l’espoir duquel naîtra à son tour une vie meilleure. Et nous, on suit ! Après avoir failli nous engluer dans ce démarrage dense en inertie, en résignation, en situations tristes et sentiments négatifs, Gavalda fait tirer à Ballanda la carte de la chance ! Par la même, elle nous donne l’espoir d’un destin analogue. Puis en peignant ce nouveau décor avec des couleurs vives, le baignant dans des éclats de rire (dont beaucoup enfantins) et le nourrissant des sentiments plus francs et plus seins, elle nous procure un sentiment de bien être, nous donne envie de surnager et de nous battre pour une issue heureuse à nos propres vies.
Je recommande sans hésitation ! N’ayez pas peur de ses 600 et quelques pages. Ni de son démarrage lent. Ni de son style d’écriture particulier. « La consolante » est un beau livre, car il dépeint (aussi) du beau dans des gens et dans leurs relations. Positif, car il suggère que toute vie puisse être redessinée si l’on s’en donne les moyens. De quoi passer un (long) bon moment ! ;-)
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19 mai 2008
"Si le cœur ne contemple pas, l'œil ne verra rien."
PROVERBE CAUCASIEN
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16 mai 2008
Humez-moi ce printemps !
J’aurais aussi bien pu m’écrier « Regardez-moi ces couleurs ! » ou encore « Admirez-moi cette beauté ! ». J’ai opté pour les odeurs qui, comme les couleurs et les bruits, envahissent nos sens ces jours ci, nous invitant à quitter ces murs qui nous ont tant vu cet automne et cet hiver.
Que c’est bon de sortir et de se laisser envahir par ses sens par ces expressions du renouveau de la nature. Laissez-vous séduire par cet appel ! Allez-y, sortez ! Allez voir de plus près ces fleurs ! Point besoin de champs à perte de vue ! Les jardinières de nos villes se sont elles aussi parées pour le printemps… Vous les avez remarquées ? Admettez qu’elle sont coquettes.
Et les odeurs ? Vous les avez senti ? Tantôt citronnées, tantôt sucrées, suaves, voire âpres… Là encore il y en a pour tous les… nez !
C’est le printemps. Profitions-en. Dans quelques jours ça va passer et les plantes se pareront de fruits qu’elle porteront fièrement dans les mois qui viennent. Et si ces effluves printanières font couler nos nez et pleurer nos yeux… pardonnons leur, car elle font tant de bien à notre moral !
Que c’est bon de sortir et de se laisser envahir par ses sens par ces expressions du renouveau de la nature. Laissez-vous séduire par cet appel ! Allez-y, sortez ! Allez voir de plus près ces fleurs ! Point besoin de champs à perte de vue ! Les jardinières de nos villes se sont elles aussi parées pour le printemps… Vous les avez remarquées ? Admettez qu’elle sont coquettes.
Et les odeurs ? Vous les avez senti ? Tantôt citronnées, tantôt sucrées, suaves, voire âpres… Là encore il y en a pour tous les… nez !
C’est le printemps. Profitions-en. Dans quelques jours ça va passer et les plantes se pareront de fruits qu’elle porteront fièrement dans les mois qui viennent. Et si ces effluves printanières font couler nos nez et pleurer nos yeux… pardonnons leur, car elle font tant de bien à notre moral !
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25 avril 2008
La maturité - belle pensée signée Robert Kincaid
« J’ai toujours pensé que la maturité se mesurait à deux facteurs principaux. D’abord la faculté de rire de soi. La plupart des gens parlent d’eux-mêmes et de leur vie avec une gravité excessive. Ils ont du mal à voir qu’au bout du compte tout cela est absurde. »
Francesca lui avait demandé quel était pour lui le deuxième critère de maturité.
« La faculté d’admirer l’œuvre d’autrui, d’en être heureux, au lieu d’en être jaloux … ».
Retour à Madison - Robert James Waller
Francesca lui avait demandé quel était pour lui le deuxième critère de maturité.
« La faculté d’admirer l’œuvre d’autrui, d’en être heureux, au lieu d’en être jaloux … ».
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