Le cancer du col de l’utérus est un cancer atypique. Causé par le HPV (Papillomavirus humain), un virus très répandu qui se transmet par des relations sexuelles, il concerne toutes les femmes. Autre triste particularité, il frappe souvent plus tôt que les autres cancers, dès 40-50 ans.
Heureusement, le cancer du col est aussi un de ceux où la prévention marche le mieux ! D’abord, il y a le dépistage régulier pour toutes les femmes, de 20-25, jusqu’à 65-70 ans. Un simple frottis que pouvez faire chez un gynécologue et même certains généralistes suffit. Important : le faire au moins une fois tous les trois ans. Depuis peu, il est aussi possible d’ajouter la vaccination pour les filles de 14 ans et jusqu’au la fin de 1ère année de vie sexuelle.
Comment explique-t-on alors que chaque année 3000 françaises développent cette maladie et que 1000 en meurent ? Par l’ignorance, les « ça ne me concerne pas ! », la peur de l’examen gynécologique, de la vérité… Des raisons finalement peu valables qui à l’échelle européenne donnent des chiffres vertigineux : 60 000 femmes concernées et 30 000 fauchées tous les ans !
C’est pour mieux lutter contre ce fléau que la troisième semaine de janvier sera pour la 3ème fois déclarée « Semaine européenne contre le cancer du col de l’utérus ». Des politique en débâteront au parlement à Bruxelles, mais de nombreux pays feront des actions en local pour mieux informer les femmes et les aider ainsi à se préserver de ce cancer.
En France le mercredi 21 janvier, en composant le 0820 366 110 de 9 à 19 heures vous pourrez poser toutes vos questions concernant ce cancer et sa cause le virus HPV (0.09 €/min). Des gynécologues formés et disponibles seront là pour répondre, expliquer, rassurer… Grâce à l’anonymat, les barrières que nous impose parfois la pudeur tombent. En 2008 cette action a connu un bel succès. Est-ce que le cru 2009 sera meilleur ?
Et surtout, profitez de cette semaine pour participer activement aux efforts de prévention ! Si votre frottis remonte à il y a longtemps, prenez votre prochain rendez-vous ? Parlez-en à vos amies, sont-elles à jour de leur dépistage ? Et votre filles, pensez-vous la vacciner ? La prévention est une affaire de tous, vous êtes dans la chaîne aussi !
Quel est votre vœu favori ? Le mien : « Ais la santé, la forme et la bonne humeur ! ». Je dédie donc ce blogzine à la recherche concrète de cet idéal hédoniste. Credo possible : « Fais tout pour être bien et profiter pleinement de la vie ». Pour la partie santé/forme, où il sera question de prévention, alimentation, forme physique... je suis l'actualité scientifique et médicale. Mais où puiser la bonne humeur ? Faisons confiance aux livres, films et autres petits riens… A bientôt !
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14 janvier 2009
26 novembre 2008
Femmes contre le cancer du col de l’utérus (WACC)
Avec 280 000 victimes par an dans le monde, le cancer du col de l’utérus est un vrai problème de santé féminine. Il est d’autant plus grave que cette maladie touche en moyenne des femmes relativement jeunes (40-50 ans) et d’autant plus regrettable qu’un dépistage régulier permet la plupart du temps de déceler et de traiter les changements du col de l’utérus avant même que ceux-ci se transforment en cancer.
Tous les ans le congrès international Eurogin fait le point sur des avancées concernant ce cancer : le dépistage, la vaccination, les traitements médicaux… Cette année le congrès a, de plus, fait de la place pour un invité d’honneur : le forum fondateur d’une nouvelle « arme » contre le cancer du col, le réseau international Women Against Cervical Cancer (WACC) ou, dans notre français préféré, Femmes contre le cancer du col de l’utérus. Piloté par des femmes du monde entier ce réseau a pour but de « rendre les femmes plus réactives face au cancer du col par le biais de l’éducation ».
Le forum a invité des représentants des organismes prestigieux : l’OMS (1), le CIRC (2), l’UICC (3), l’INCa (4), l’ECDC (5) et le CDC (6), pour ne citer que les plus importants. Cette journée de travail a été l’occasion de faire le tour de diverses questions importantes : où en est l’éducation sur la prévention du cancer du col, quelle est l’expérience des différents pays, quelles sont les connaissances des femmes sur cette maladie, qu’est ce qu’elles craignent et espèrent.
Une des pierres fondatrices du WACC est notamment une étude qui montre que les résultats anormaux d’un frottis inquiètent parfois inutilement les femmes qui parfois sont incapables de se représenter la gravité et la portée de tels résultats. « En armant les femmes de meilleures connaissances sur comment prévenir le cancer du col de l’utérus, et en les soutenant pendant et après les traitements, nous pourrions diminuer considérablement le poids émotionnel et même physique de cette maladie. » a déclaré Joseph Monsonego, spécialiste de la gynécologie oncologique, président d’Eurogin et du WACC.
Et que conclut le forum pour ce qui est de l’approche médicale de la prévention ? « Tout le monde est d’accord : la vaccination ne peut aider qu’en complément du dépistage ! » nous confie le professeur Hélène Sancho-Garnier, professeur de santé publique à l’Université de Montpellier et directeur scientifique d’Epidaure, centre d’éducation à la prévention du cancer de Montpellier.
Le réseau WACC, partie de la fondation suisse du même nom, réunit déjà une trentaine d’associations concernées par cette problématique. Il ne s’agit donc pas de la première initiative internationale pour lutter contre le cancer du col. Mais, en fédérant divers acteurs institutionnels et associatifs nationaux ou internationaux, comme l’ECCA (European Cervical Cancer Association - Association européenne contre le cancer du col de l’utérus), Regards de femmes (participation des femmes à la prise de décision dans les sphères familiales, économiques et politiques), Global summit of women ( Femmes leaders en politique et business) et bien d’autres, WACC espère aller loin. « C’est une belle initiative. Pour le bien de tous j’espère qu’elle se transformera rapidement en action ! », conclut le professeur Sancho-Garnier. Affaire à suivre !
(1) - Organisation mondiale de la santé - OMS
(2) - Centre international de la recherche sur le cancer - CIRC
(3) - Union internationale contre le cancer - UICC
(4) - Institut national contre le cancer - France - INCa
(5) - Centre européen de prévention et de contrôle des maladies - ECDC
(6) - Centre pour le contrôle et la prévention des maladies - Etats Unis - CDC
Tous les ans le congrès international Eurogin fait le point sur des avancées concernant ce cancer : le dépistage, la vaccination, les traitements médicaux… Cette année le congrès a, de plus, fait de la place pour un invité d’honneur : le forum fondateur d’une nouvelle « arme » contre le cancer du col, le réseau international Women Against Cervical Cancer (WACC) ou, dans notre français préféré, Femmes contre le cancer du col de l’utérus. Piloté par des femmes du monde entier ce réseau a pour but de « rendre les femmes plus réactives face au cancer du col par le biais de l’éducation ».
Le forum a invité des représentants des organismes prestigieux : l’OMS (1), le CIRC (2), l’UICC (3), l’INCa (4), l’ECDC (5) et le CDC (6), pour ne citer que les plus importants. Cette journée de travail a été l’occasion de faire le tour de diverses questions importantes : où en est l’éducation sur la prévention du cancer du col, quelle est l’expérience des différents pays, quelles sont les connaissances des femmes sur cette maladie, qu’est ce qu’elles craignent et espèrent.
Une des pierres fondatrices du WACC est notamment une étude qui montre que les résultats anormaux d’un frottis inquiètent parfois inutilement les femmes qui parfois sont incapables de se représenter la gravité et la portée de tels résultats. « En armant les femmes de meilleures connaissances sur comment prévenir le cancer du col de l’utérus, et en les soutenant pendant et après les traitements, nous pourrions diminuer considérablement le poids émotionnel et même physique de cette maladie. » a déclaré Joseph Monsonego, spécialiste de la gynécologie oncologique, président d’Eurogin et du WACC.
Et que conclut le forum pour ce qui est de l’approche médicale de la prévention ? « Tout le monde est d’accord : la vaccination ne peut aider qu’en complément du dépistage ! » nous confie le professeur Hélène Sancho-Garnier, professeur de santé publique à l’Université de Montpellier et directeur scientifique d’Epidaure, centre d’éducation à la prévention du cancer de Montpellier.
Le réseau WACC, partie de la fondation suisse du même nom, réunit déjà une trentaine d’associations concernées par cette problématique. Il ne s’agit donc pas de la première initiative internationale pour lutter contre le cancer du col. Mais, en fédérant divers acteurs institutionnels et associatifs nationaux ou internationaux, comme l’ECCA (European Cervical Cancer Association - Association européenne contre le cancer du col de l’utérus), Regards de femmes (participation des femmes à la prise de décision dans les sphères familiales, économiques et politiques), Global summit of women ( Femmes leaders en politique et business) et bien d’autres, WACC espère aller loin. « C’est une belle initiative. Pour le bien de tous j’espère qu’elle se transformera rapidement en action ! », conclut le professeur Sancho-Garnier. Affaire à suivre !
(1) - Organisation mondiale de la santé - OMS
(2) - Centre international de la recherche sur le cancer - CIRC
(3) - Union internationale contre le cancer - UICC
(4) - Institut national contre le cancer - France - INCa
(5) - Centre européen de prévention et de contrôle des maladies - ECDC
(6) - Centre pour le contrôle et la prévention des maladies - Etats Unis - CDC
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15 octobre 2008
Tous contre le cancer du sein !
Octobre est un mois… rose - le mois international de lutte contre le cancer du sein ! Avec une pensée émue pour celles et ceux qui ont connu cette maladie, personnellement ou chez les proches, ce blogzine s’associe avec conviction à cette action !
Mais est-ce que ça sert d’essayer de lutter contre un cancer ? OUI ! Même si le cancer du sein est le cancer féminin le plus fréquent dans nos sociétés développées, il n’est pas forcément ni une fatalité, ni une condamnation à mort !
D’abord il y a des choses à faire pour essayer de l’éviter. Pour ça on a déjà des moyens médicaux. Une prévention reposant sur des mammographies tous les deux ans est conseillée à toutes les femmes à partir de 50 ans. Ces contrôles réguliers permettent de détecter toute grosseur dans les seins tôt, à des stades qui se soignent aujourd’hui avec un succès très importants. Ce dépistage de masse a démontré son efficacité. Il est vivement conseillé à toutes les femmes.
Peut-on faire encore plus pour diminuer son risque de développer ce caner ? « Oui » ont répondu les spécialistes lors du récent congrès de l’Union Internationale Contre le Cancer (UICC). Une hygiène de vie seine a des effets protecteurs. Il a ainsi été démontré que une baisse de risque d’environ 10% peut être obtenue si on :
Et en cas de cancers héréditaires ? La situation est alors plus sérieuse, mais là aussi des avancées ont été faites. On sait mieux repérer les femmes à risque et on peut leur proposer des traitements préventifs.
Enfin, même si un problème se manifeste, la bataille n’est pas perdue ! Plus tôt on fait le diagnostique et plus tôt on le soigne, mieux c’est ! Tout changement dans les aspects de votre poitrine, toute grosseur au sein ou à l’aisselle, toute modification de la forme ou de la taille du sein, tout écoulement du mamelon ou changement de la peu ou de la sensibilité de sein et de l’aréole doivent vous pousser à consulter, et RAPIDEMENT. Ne faites pas l’autruche ! Ne laissez pas vos proches la faire, non plus ! Les examens vérifieront s’il s’agit d’un problème malin ou non (80% des grosseurs aux seins ne sont bénignes !). Si c’est nécessaire, un traitement sera proposé. De plus en plus personnalisés, ces traitements sont aujourd’hui devenus très performants, tout en limitant mieux des effets secondaires. Le traitement du cancer du sein est rentré dans une nouvelle ère, moins pénible. Les soignants sont plus sensibles aux souffrances physiques et psychiques des patientes, et ça aide aussi à rendre le traitement plus facile à vivre.
Alors au-delà de se parer d’un petit ruban rose, profitez de ce mois d’octobre pour agir vraiment contre cette maladie. Prenez le rendez-vous pour votre mammographie, parlez-en avec vos amies, poussez les réticentes à consulter, participez aux actions en faveur de la recherche, prenez des nouvelles des femmes qui ont eu cette maladie, pensez à celles qui en sont parties… Ne restez pas indifférentes, la vie passe si vite !
http://www.cancerdusein.org/cds/
http://www.europadonna.fr/
Mais est-ce que ça sert d’essayer de lutter contre un cancer ? OUI ! Même si le cancer du sein est le cancer féminin le plus fréquent dans nos sociétés développées, il n’est pas forcément ni une fatalité, ni une condamnation à mort !
D’abord il y a des choses à faire pour essayer de l’éviter. Pour ça on a déjà des moyens médicaux. Une prévention reposant sur des mammographies tous les deux ans est conseillée à toutes les femmes à partir de 50 ans. Ces contrôles réguliers permettent de détecter toute grosseur dans les seins tôt, à des stades qui se soignent aujourd’hui avec un succès très importants. Ce dépistage de masse a démontré son efficacité. Il est vivement conseillé à toutes les femmes.
Peut-on faire encore plus pour diminuer son risque de développer ce caner ? « Oui » ont répondu les spécialistes lors du récent congrès de l’Union Internationale Contre le Cancer (UICC). Une hygiène de vie seine a des effets protecteurs. Il a ainsi été démontré que une baisse de risque d’environ 10% peut être obtenue si on :
- baisse notre poids corporel de 5 kg
- adopte une alimentation plus pauvre en graisses
- diminue notre consommation d’alcool.
Et en cas de cancers héréditaires ? La situation est alors plus sérieuse, mais là aussi des avancées ont été faites. On sait mieux repérer les femmes à risque et on peut leur proposer des traitements préventifs.
Enfin, même si un problème se manifeste, la bataille n’est pas perdue ! Plus tôt on fait le diagnostique et plus tôt on le soigne, mieux c’est ! Tout changement dans les aspects de votre poitrine, toute grosseur au sein ou à l’aisselle, toute modification de la forme ou de la taille du sein, tout écoulement du mamelon ou changement de la peu ou de la sensibilité de sein et de l’aréole doivent vous pousser à consulter, et RAPIDEMENT. Ne faites pas l’autruche ! Ne laissez pas vos proches la faire, non plus ! Les examens vérifieront s’il s’agit d’un problème malin ou non (80% des grosseurs aux seins ne sont bénignes !). Si c’est nécessaire, un traitement sera proposé. De plus en plus personnalisés, ces traitements sont aujourd’hui devenus très performants, tout en limitant mieux des effets secondaires. Le traitement du cancer du sein est rentré dans une nouvelle ère, moins pénible. Les soignants sont plus sensibles aux souffrances physiques et psychiques des patientes, et ça aide aussi à rendre le traitement plus facile à vivre.
Alors au-delà de se parer d’un petit ruban rose, profitez de ce mois d’octobre pour agir vraiment contre cette maladie. Prenez le rendez-vous pour votre mammographie, parlez-en avec vos amies, poussez les réticentes à consulter, participez aux actions en faveur de la recherche, prenez des nouvelles des femmes qui ont eu cette maladie, pensez à celles qui en sont parties… Ne restez pas indifférentes, la vie passe si vite !
http://www.cancerdusein.org/cds/
http://www.europadonna.fr/
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4 septembre 2008
Mobilisation générale contre le cancer au congrès mondial de l'UICC
Du 27 au 31 août Genève a accueilli le Congrès mondial sur le cancer organisé par l’Union Internationale Contre le Cancer (UICC). Cet évènement majeur a réuni 2 500 spécialistes de 120 pays. Il a aussi mobilisé des politiques, avec deux chefs d’état présents à la cérémonie d’ouverture.
La prévention et les causes des cancers étaient au cœur du congrès. Il était beaucoup question de la prévention du tabagisme, un fort cancérigène responsable de 25 % des cas de cancers. En France, par exemple, on estime à environ 35 000 les décès annuels par des cancers dus au tabac. Les spécialistes ont aussi rappelé des conclusions de la Fonds Mondial pour la Recherche contre le Cancer (WCRF) sur l’effet bénéfique sur la santé d’une l’alimentation équilibrée, riche en végétaux et pauvre en calories, comme de l’activité physique quotidienne. Des études montrant un impact de l’alcool plus néfaste que supposé jusqu’à présent ont été évoquées, notamment car - mauvaise surprise supplémentaire - elles montrent que l’alcool augmente non seulement le risque des cancers des voies digestives, mais aussi celui du cancer du sein. La prévention du cancer du col de l’utérus par le dépistage et par la vaccination a aussi été longuement débattue.
Aujourd’hui on connaît le bénéfice des examens préventifs qui peuvent détecter tôt - et donc permettre de traiter tôt ! - certains cancers. Les améliorations et les affinements de ces techniques de dépistage ont été discutés au congrès. Mais l’UICC et les scientifiques souhaitaient aller plus loin dans le prévention ! Ainsi, ils ont présenté au congrès une étude menée dans 29 pays visant à identifier nos croyances et comportements favorisant l’apparition des cancers. Ses conclusions montrent que les gens ont tendance à surestimer l’effet cancérigène des agents extérieurs, telle la pollution, pourtant responsable de 0,5 à 5 % des cancers selon les méthodes de calcul, tout en sous-estimant les facteurs sur lesquels ils peuvent pourtant agir, comme l’alimentation, l’alcoolisme, le tabagisme, causant ensemble plus de 50% de tous les cancers ! Les populations des pays aux revenus bas ont aussi une mauvaise opinion de la curabilité des cancers. Cette conviction les mène à retarder les consultations en cas de symptômes suspects, rendant leur maladie effectivement plus difficile à soigner. Cette étude nous fournit désormais des pistes concrètes pour agir et désamorcer ces freins qui mettent en péril notre santé.
Bien entendu, les comportements individuels sont très importants, mais une action concertée à un niveau supérieur est indispensable ! L’UICC a donc fait culminer le congrès en un Sommet mondial contre le cancer. Présidé par Madame Mary Robinson, l’ancienne présidente de l’Irlande et commissaire des Nations Unies pour les droits de l’homme, ce Sommet a permis aux 63 hauts représentants politiques et experts de discuter des défis que pose le problème du cancer, notamment dans les pays en développement. La Déclaration Mondiale sur le Cancer publiée à son issue recense 11 objectifs à atteindre en l’an 2020 afin de freiner l’épidémie mondiale du cancer. Au-delà d’être un geste politique, la Déclaration se veut surtout un outil pratique pour les pays les plus concernés.
« C’est une question de droits de l’homme, et plus que tout, une question de dignité humaine. L’adoption des la Déclaration Mondiale sur le Cancer est un nouveau pas dans un vrai engagement - une vision - sur comment s’attaquer à cette énorme cause de santé mondiale » a déclaré Madame Robinson. Quand on sait que le cancer emporte aujourd’hui presque 8 millions de personnes dans le monde chaque année et que ce chiffre est susceptible de passer à presque 12 millions par an en 2030, on comprend qu’il est plus qu’urgent d’agir !
Dans les semaines à venir, ce blog reviendra sur certains des thèmes abordés lors de ce congrès. A bientôt pour plus d’infos sur la prévention du cancer !
La prévention et les causes des cancers étaient au cœur du congrès. Il était beaucoup question de la prévention du tabagisme, un fort cancérigène responsable de 25 % des cas de cancers. En France, par exemple, on estime à environ 35 000 les décès annuels par des cancers dus au tabac. Les spécialistes ont aussi rappelé des conclusions de la Fonds Mondial pour la Recherche contre le Cancer (WCRF) sur l’effet bénéfique sur la santé d’une l’alimentation équilibrée, riche en végétaux et pauvre en calories, comme de l’activité physique quotidienne. Des études montrant un impact de l’alcool plus néfaste que supposé jusqu’à présent ont été évoquées, notamment car - mauvaise surprise supplémentaire - elles montrent que l’alcool augmente non seulement le risque des cancers des voies digestives, mais aussi celui du cancer du sein. La prévention du cancer du col de l’utérus par le dépistage et par la vaccination a aussi été longuement débattue.
Aujourd’hui on connaît le bénéfice des examens préventifs qui peuvent détecter tôt - et donc permettre de traiter tôt ! - certains cancers. Les améliorations et les affinements de ces techniques de dépistage ont été discutés au congrès. Mais l’UICC et les scientifiques souhaitaient aller plus loin dans le prévention ! Ainsi, ils ont présenté au congrès une étude menée dans 29 pays visant à identifier nos croyances et comportements favorisant l’apparition des cancers. Ses conclusions montrent que les gens ont tendance à surestimer l’effet cancérigène des agents extérieurs, telle la pollution, pourtant responsable de 0,5 à 5 % des cancers selon les méthodes de calcul, tout en sous-estimant les facteurs sur lesquels ils peuvent pourtant agir, comme l’alimentation, l’alcoolisme, le tabagisme, causant ensemble plus de 50% de tous les cancers ! Les populations des pays aux revenus bas ont aussi une mauvaise opinion de la curabilité des cancers. Cette conviction les mène à retarder les consultations en cas de symptômes suspects, rendant leur maladie effectivement plus difficile à soigner. Cette étude nous fournit désormais des pistes concrètes pour agir et désamorcer ces freins qui mettent en péril notre santé.
Bien entendu, les comportements individuels sont très importants, mais une action concertée à un niveau supérieur est indispensable ! L’UICC a donc fait culminer le congrès en un Sommet mondial contre le cancer. Présidé par Madame Mary Robinson, l’ancienne présidente de l’Irlande et commissaire des Nations Unies pour les droits de l’homme, ce Sommet a permis aux 63 hauts représentants politiques et experts de discuter des défis que pose le problème du cancer, notamment dans les pays en développement. La Déclaration Mondiale sur le Cancer publiée à son issue recense 11 objectifs à atteindre en l’an 2020 afin de freiner l’épidémie mondiale du cancer. Au-delà d’être un geste politique, la Déclaration se veut surtout un outil pratique pour les pays les plus concernés.
« C’est une question de droits de l’homme, et plus que tout, une question de dignité humaine. L’adoption des la Déclaration Mondiale sur le Cancer est un nouveau pas dans un vrai engagement - une vision - sur comment s’attaquer à cette énorme cause de santé mondiale » a déclaré Madame Robinson. Quand on sait que le cancer emporte aujourd’hui presque 8 millions de personnes dans le monde chaque année et que ce chiffre est susceptible de passer à presque 12 millions par an en 2030, on comprend qu’il est plus qu’urgent d’agir !
Dans les semaines à venir, ce blog reviendra sur certains des thèmes abordés lors de ce congrès. A bientôt pour plus d’infos sur la prévention du cancer !
8 janvier 2008
Cancer : on peut diminuer le risque
Avant il y avait le dépistage. Aujourd’hui on sait qu’une alimentation riche en végétaux et l’activité physique régulière peuvent diminuer considérablement le risque d’apparition du cancer.
Même s’il n’est pas vraiment une maladie des temps modernes - certains pharaons en souffraient déjà - le cancer devient plus fréquent avec les progrès de l’urbanisation et l’industrialisation. Pourquoi le style de vie moderne influence son apparition ? Comment y remédier ? Voici les questions qui ont été posées en 1990 aux scientifiques du Fonds Mondial de Recherche contre le Cancer (World Cancer Research Fund - WCRF). Mi-novembre 2007 ils one sorti leur deuxième rapport sur le sujet basé sur une analyse rigoureuse de la littérature scientifique : « Alimentation, nutrition, activité physique et prévention du cancer : une perspective mondiale ».
Que dit ce rapport ? L’urbanisation et l’industrialisation se manifestent dans la vie quotidienne par un augmentation de l’apport calorifique, essentiellement par des aliments d’origine animale, et par une baisse d’activité physique. La clé de la protection serait donc dans l’inversion de cette tendance : la consommation des aliments d’origine végétale, la diminution de l’apport de la viande rouge et une activité physique régulière ! En détail ça donne :
10 conseils pour diminuer le risque d’apparition d’un cancer
Reste l’activité physique ! Où trouverez-vous du temps pour une demi-heure de sport par jour !? Attention - l’activité physique n’est pas forcément le sport ! Oubliez l’ascenseur (du moins jusqu’au le troisième étage). Marchez dès que vous le pouvez ! Si vous n’avez pas du temps pour des vraies promenades, pourquoi ne pas intégrer la marche dans vos activités quotidiennes ? Allez au travail à pieds. C’est trop loin ? Descendez de votre bus ou autre métro 2-3 arrêts plus tôt ! On peut trouver… il faut chercher !
Et, bien sûr, n'oubliez pas des dépistages ! Pour les femmes, dès 20 ans le frottis pour le cancer du col de l'utérus et à partir de 50 ans les mammographies pour le cancer du sein. Et pour tous le dépistage du cancer du colon à partir de 50 ans !
Certes, pas de garantie absolue qu’on évitera « le crabe », mais l’espoir y est. Alors, "mangeons mieux, bougeons plus" et finalement... même si ça ne fait qu’améliorer la forme et le moral au quotidien, ça sera déjà une bonne réussite !
Même s’il n’est pas vraiment une maladie des temps modernes - certains pharaons en souffraient déjà - le cancer devient plus fréquent avec les progrès de l’urbanisation et l’industrialisation. Pourquoi le style de vie moderne influence son apparition ? Comment y remédier ? Voici les questions qui ont été posées en 1990 aux scientifiques du Fonds Mondial de Recherche contre le Cancer (World Cancer Research Fund - WCRF). Mi-novembre 2007 ils one sorti leur deuxième rapport sur le sujet basé sur une analyse rigoureuse de la littérature scientifique : « Alimentation, nutrition, activité physique et prévention du cancer : une perspective mondiale ».
Que dit ce rapport ? L’urbanisation et l’industrialisation se manifestent dans la vie quotidienne par un augmentation de l’apport calorifique, essentiellement par des aliments d’origine animale, et par une baisse d’activité physique. La clé de la protection serait donc dans l’inversion de cette tendance : la consommation des aliments d’origine végétale, la diminution de l’apport de la viande rouge et une activité physique régulière ! En détail ça donne :
10 conseils pour diminuer le risque d’apparition d’un cancer
- Soyez mince (mais pas maigre). A partir de 21 ans l’index de masse corporelle devrait se situer entre 21 et 23 (IMC).
- Pratiquez chaque jour 30 à 60 minutes d’activité physique, genre marche rapide ou 30 minutes d’une activité plus intense.
- Evitez les aliments riches et les boissons sucrées.
- Mangez chaque jour au moins 5 portions (400 g environ) de légumes non féculents et fruits. A chaque repas prenez des céréales et/ou des légumes secs relativement peu transformés.
- Limitez l’apport de viandes rouges (bœuf, agneau, porc, chevreau) à 500 g par semaine. Evitez la charcuterie.
- Limitez la consommation d'alcool : 1 dose par jour pour les femmes, 2 pour les hommes et 0 pour les femmes enceintes et les enfants.
- Limitez l’apport d'aliments salés ou de plats conservés en salaison.
- Inutile de prendre des compléments alimentaires pour prévenir le cancer, une alimentation équilibrée devrait être suffisante.
- L’allaitement exclusif jusqu’à l’âge de 6 mois a des vertus protectrices et pour les mères et pour les enfants.
- Les personnes ayant déjà eu un cancer devraient suivre toutes ces recommandations.
Reste l’activité physique ! Où trouverez-vous du temps pour une demi-heure de sport par jour !? Attention - l’activité physique n’est pas forcément le sport ! Oubliez l’ascenseur (du moins jusqu’au le troisième étage). Marchez dès que vous le pouvez ! Si vous n’avez pas du temps pour des vraies promenades, pourquoi ne pas intégrer la marche dans vos activités quotidiennes ? Allez au travail à pieds. C’est trop loin ? Descendez de votre bus ou autre métro 2-3 arrêts plus tôt ! On peut trouver… il faut chercher !
Et, bien sûr, n'oubliez pas des dépistages ! Pour les femmes, dès 20 ans le frottis pour le cancer du col de l'utérus et à partir de 50 ans les mammographies pour le cancer du sein. Et pour tous le dépistage du cancer du colon à partir de 50 ans !
Certes, pas de garantie absolue qu’on évitera « le crabe », mais l’espoir y est. Alors, "mangeons mieux, bougeons plus" et finalement... même si ça ne fait qu’améliorer la forme et le moral au quotidien, ça sera déjà une bonne réussite !
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